11/06/2007

Melon Galia & Co

MelonGaliaVousmequittez

 

 

 

 

Vous me quittez déjà EP

(Autoproduced - 1998)

 

1. L'occasion de me taire

2. Carrés d'atmosphère

3. Le gel

4. Le blanc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I’m often asked to recommend some Belgian twee or indiepop bands and my answer is always the same: “Nil, but you should check out Melon Galia and Austin Lace!” Between 1998 and 2003, Melon Galia has originated the cutest guitar pop ever written in Belgian Kingdom and Austin Lace has now become the Belgian ambassador of immediate sweet sugary melodies. Well, those 2 bands do have something in common : Thierry de Brouwer, former Melon Galia frontman, is now full-time Austin Lace guitarist and is newly indentified under “Le Yéti”. So let’s meet The Abominable Snowman (he’s speaking French, that’s the scoop of the century!):

 

-Aujourd’hui, avec le recul, quel regard portes-tu sur les années Melon Galia ?

 

J’essaie de domestiquer une inclinaison naturelle à la nostalgie, alors je ne m’étendrai pas trop sur la question.

Ce fut pour moi un moyen très gratifiant de retarder l’entrée dans l’âge adulte, si tant est que j’y suis entré... Je n’ai jamais autant rencontré de gens intéressants, voyagé, et pris du bon temps qu’avec Melon Galia.

D’un point de vue musical, je pense qu’il y avait une bonne combinaison entre nous. On n’a jamais eu l’intention ou l’ambition de révolutionner quoi que ce soit, mais on sentait qu’on pouvait arriver à quelque chose d’intéressant. L’audience qu’on a eue, pour modeste qu’elle fut, a été bien plus grande que ce qu’on pouvait imaginer. Dans l’univers de la pop en français, il y avait une place pour nous en tout cas…

 

Sinon, comme son de cloche extérieur, j’entends souvent certaines personnes dire qu’on était là trop tôt, qu’on n’a pas pu bénéficier de la vague d’engouement pour le rock belge. Mouais…

 

-Lors de votre tournée de 2003 au Canada, vous avez eu l’occasion d’avoir « Arcade Fire » comme opening act. Au-delà de l’anecdote, aviez-vous déjà pu pressentir quelque chose de remarquable chez les Montréalais ? 

 

Rétrospectivement je le regrette, mais pendant leur concert, on était vautré sur un canapé dans le fond de la salle, encore sous le coup du décalage horaire. Ce dont je me souviens, c’était les amplis en direct, une sono criarde pour le chant et le violon. Ca sonnait bordélique, enjoué, mais le concert n’avait pas plus retenu mon attention que ça. Ils ont fait un extraordinaire bond en avant depuis…

 

-Une chanson de Melon Galia à laquelle tu penses, là, tout de suite ?

 

embarras

« Une affaire importante ». C’est la chanson qui ouvre notre album « Les embarras du quotidien ». Je pense qu’on peut en être fier. En tout cas, tout y est assumé et je la réécoute sans peine. Elle est honnête et j’y suis attaché…

 

-Qu’est-ce qui a causé la fin de Melon Galia ? Une reformation éphémère ou même durable est-elle encore possible ?

 

Délicate question… C’est moi qui ai pris la décision de mettre fin au projet. Ca ne s’est pas fait sur un coup de tête, mais la décision a été ressentie plutôt brutalement par les autres. Disons qu’il y avait une accumulation de choses qui me paraissaient insurmontables. Ca n’a été un bon moment pour personne, je pense, mais ce fut aussi une libération. L’accouchement de l’ album ne s’est pas fait sans heurt, et je ne me voyais pas batailler à nouveau. De plus, je n’étais plus du tout à l’aise avec une certaine image qui nous collait à la peau . En fait, j’étais vraiment déprimé à cette période, et je me suis enfui de tout ce qui concernait de près ou de loin Melon Galia.

 

Il n’empêche que je revois les autres avec plaisir et on suit nos carrières respectives, on s’encourage mutuellement. On est très conscient des qualités de chacun.

 

Quant à une reformation éventuelle, rien ne l’interdit à priori, mais il faudrait que ce soit une volonté commune à un moment donné et comme on est chacun pris par nos projets respectifs, ce n’est donc pas pour tout de suite…

 

-Quand es-tu apparu dans le line-up d’Austin Lace et en es-tu aujourd’hui un membre à part entière ? Es-tu intervenu dans l’écriture des morceaux du prochain album ? Quelle en sera la tonalité ?

 

L’été 2005,  Fabrice le chanteur me demandait de remplacer le guitariste Lionel, alors en vacances,  pour un concert au festival de Benicassim. Quelques mois plus tard, Lionel a quitté définitivement le groupe pour se consacrer pleinement à son projet - Lionel Solveigh -, et c’est naturellement que Fabrice a fait appel à moi. Au début, je m’y voyais plus comme un intérimaire, à reproduire une matière déjà existante. Plaisant, parce que les morceaux sont bons et très gais à jouer en concert, mais  limité dans l’implication. Maintenant que je travaille avec eux sur le prochain album qu’on enregistre cet été en Italie, je pense avoir les deux pieds dans le groupe…

Je participe aux arrangements, je propose ici et là des lignes, des refrains, des chœurs mais la matière de base reste une chasse gardée de Fabrice. C’est assez sain parce qu’ on alterne les rôles de boss dans nos groupes respectifs. Il est aussi bassiste dans Le Yéti…

 

Quant à la tonalité de l’album, je pense que Fabrice a l’ambition de délivrer une pop plus directe encore. Des mélodies et encore des mélodies. A fredonner sans fin. Je m’emballe…

 

-Ton nouveau projet solo « Le Yéti », semble s’inscrire dans une veine plus « chanson française ». Peut-on y voir une volonté délibérée de dépouillement pour se concentrer davantage encore sur le fond ?

 

dessin2petitpetit

Je me suis toujours senti plus proche de l’univers pop/rock que de celui de la chanson française. Ma collection de disques va aussi dans ce sens. Mais il est vrai que je suis beaucoup plus à l’aise avec l’écriture qu’auparavant. Plus frontal aussi. Je me cache moins derrière la musique. Peut-être cela induit-il une orientation plus chanson française, mais ce n’est pas du tout intentionnel, voire même conscient... Ceci dit, au-delà des morceaux en écoute sur Myspace, les autres sur lesquels on travaille actuellement sont musicalement plus rentre-dedans  que tout ce j’ai pu faire avec Melon Galia. Vivement les concerts…

 

-Quand peut-on s’attendre à voir ton disque sortir et sur quel label ?

 

J’ai reçu une proposition sur un label belge, mais j’aimerais d’abord démarcher en France. On verra ce que ça donne. Sinon, pour le calendrier, on enregistre l’album en septembre pour une sortie pas encore fixée...

 

-Un dernier mot aux lecteurs ?

 

Ecoutez les groupes présents dans le topfriends myspace du Yéti !!

 

 

 
soy

Soy un Caballo : Les heures de raison (Matamore - 2007)

Preceded by a positive rumour, this is the last project by Aurélie (ex Melon Galia) and her mate Thomas, out on the lovely Matamore label. It should be noted that this release has been learnedly prepared, with Sean O’Hagan and Charlie Francis at the levers, Jessie B. Vernon and Will Oldham as guest-star appearances, stylish artwork, oniric short-movies and, most important, some conquering preview songs like “La bibliothèque” and “Robin”... but the whole bunch is a lil’ unequal, the luxuriance and delicacy of the arrangements sometimes insufficient to shadow a certain lack of emotions, and a propensity to excessively autosuperpose the feminine voice. Nevertheless, along with several indisputable fine cuts, another advantage is that it’ll supposedly become the best-selling Matamore record to date…

23:17 Écrit par J-M dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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